Ce panneau, c'est la porte d'entrée du Paradis. Le moment tant attendu depuis des mois de saudades. A se repasser en boucle les images des dernières vacances. Après des heures passées dans la voiture à boullir d'impatience, à te demander ce que tu vas bien pouvoir vivre pendant ce mois, à te demander si c'est possible de vivre quelque chose de plus fort que ce que tu as deja vécu les années précédentes. Et ça l'est. A chaque fois. Et puis on y est. Portugal: 1km. Ton coeur bat plus vite. Et puis tu l'apperçois. La frontière. Tu es chez toi. Les larmes aux yeux & le sourire aux lèvres. Et puis cette sensation de pleinitude. La certitude qu'on passera encore un été merveilleux. Tu revois ces paysages si familiers. Tu attends de revoir les amis, les cousins. De reprendre tes habitudes. Les rendez-vous au café, les parties de billard, les après-midi piscine et les soirées à la Swing. Le bonheur dans tout ce qu'il a de plus complet. L'envie d'arréter le temps. Oublier qu'il faudra rentrer. Ne penser à rien et profiter seulement de la chance qui nous est donné. La chance d'avoir une famille qui t'as élevé dans l'amour et la fierté du pays. Qui t'as fait decouvrir la necessité du retour aux sources. Parce qu'au fond, ce panneau represente bien plus que des vacances. Il représente tout un pays. Une histoire, une culture & des valeurs que nous partageons et dont nous sommes fiers. Fiers comme c'est pas permis. Comme seuls les Portugais peuvent l'être. Et dont nous sommes riches. Démesurément riches. Oui, ce panneau c'est toute ma vie. Et celle de milliers de gens. Qui vivent onze mois ici en ne pensant qu'au mois d'aout. Ou plutot qui survivent. Qui pleurent jusqu'a retrouver ce qui leur a tant manqué. Ce dont on parle tout le temps, à des gens qui ne peuvent pas comprendre. La vie d'immigrés c'est parfois dur, mais qu'est ce que c'est beau. Parce que oui, ça vaut le coup. De se lever le matin le coeur lourd, de voir le temps passer trop lentement, d'attendre desespérément pour un bonheur trop court. Pour un seul tout petit mois qui va passer si vite. Oui, ça vaut le sacrifice. Parce que ce qu'on y vit est bien plus fort que la douleur da saudade. texte a ma couzine mé c juste ce que je recen texte a ma couzine